Japan touch’ : A la découverte de la série des Danganronpa

Written by on 27 mai 2018

Le Japon ne nous a pas apporté que les sushi manga & autre anime en France. On oublie bien souvent que le Japon c’est aussi les jeux vidéo. Nintendo certes, Sega, Atari etc … Les jeux japonais ont bercé l’enfance de plusieurs générations, et continuent encore d’inspirer les nouveaux créateurs de jeu partout dans le monde : pour ne pas citer Yandere Simulator ou Doki Doki literature club qui ont généré un grand engouement dernièrement.

Aujourd’hui je vais vous parler de la série de jeux vidéo, qui n’a fait que renforcer mon engouement pour les mangas, les animes & les jeux vidéos japonais en général : Danganronpa. On avait parlé des animes et mangas survival game dans une précédente émission, et j’étais assez frustrée de n’avoir pu qu’évoquer mon jeu vidéo favoris qu’à travers l’adaptation anime du premier opus. Car c’est comme cela que beaucoup de monde a découvert la licence, et je ne vous blâmerais pas, car c’est comme ça que je l’ai connue aussi. A la base, c’est une série de jeux visual novel, créée par Kazutaka Kodaka Sensei et édité pas Spike Sunsoft.  Trois jeux sont à suivre canoniquement (Danganronpa Trigger Happy Havoc, Danganronpa another despair, Danganronpa Goddbye Despair) et le dernier est indépendant (Danganronpa killing harmony).

A la base des trois premier jeux, on trouve la Hope’s peak Academy, autrement dit l’académie de l’espoir, qui est un lycée réservé à des élèves ayant un talent particulier. C’est dans ce lieu que ce déroule le premier volet du jeu, mais c’est aussi l’élément phare de l’intrigue de la première trilogie. Sans compter le personnages qui lie entre eux les 4 jeux : Monokuma. Un ours en peluche à deux faces, obsédé par la notion d’espoir et de désespoir, thèmes omniprésents durant les 3 volets canoniques ( ces derniers sont remplacés par les notions de mensonge et de vérité dans le petit dernier).

Dans le premier jeu (Trigger Happy Havoc) on incarne Naegi Makoto, l’élève dont le talent est d’être chanceux. Pas de chance alors qu’il pensait intégrer l’Académie, comme n’importe quel élève il s’y retrouve enfermé pour une tuerie entre camarade de classe. Le second jeu (Goodbye despair) nous présente une autre classe de talent, cette fois-ci bloquée sur une île alors qu’eux aussi pensaient intégrer la prestigieuse Hope’s peak academie. Nous incarnons alors Hajime Hinata, un jeune garçon qui n’a aucun souvenir de ce qu’est son talent. Nous sommes dans ce jeu, environ 1 ou 2 ans après le premier. Nous avons également eu le droit à un jeu de transition (Another despair), se déroulant entre la fin du premier jeu, et quelques temps avant le second, ou nous incarnons la petite sœur du premier héro, Komaru Naegi, essayant de survivre dans ce qu’est devenu le monde extérieur.

Enfin le jeu numéro trois (Killing Harmony), nous emmène dans une prison pour élève surdoué, ou nous incarnons à la base, une jeune pianiste du nom de Kaede Akamatsu.

Les jeux se déroulent quasiment tous, sauf le transitoire, de manière cyclique. Une phase de scénario, composé de free time, un meurtre, une phase d’enquête, une phase de procès accompagnée de mini jeu, une exécution. Si ça peut paraître redondant, il n’en est rien. Premièrement car tous les personnages sont extrêmement bien écrits, et tous très bien développés. Par exemple pendant vos free time, vous pouvez choisir de passer du temps avec tel ou tel élève, et plus vous passerez du temps avec un élève plus il vous racontera des choses sur sa vie, ce qu’il aime ou non, son passé, sa famille ses amis , ET ça avec chaque personnage qui ne sont pas moins de 16 dans chaque jeu. Sans compter qu’il vous sera impossible de ne pas vous attacher à au moins un personnage tellement les palettes de comportements, d’émotions, d’histoires et de personnalités sont variés .

Ensuite, chaque scène de crime est vraiment unique, on n’a pas une impression de recyclage de scénario ou de déjà-vu. Etant donné que les personnages sont tous très différents, on a des motivations très différentes, des manières de faire, des débats, des indices subtils ou non qui rendent les phases d’enquête vraiment intéressantes. Les relations entre les personnages sont aussi super bien foutues et l’évolution de leur comportement au sein d’une tuerie dans un endroit enclavé reste relativement cohérent. Pour donner des exemples : dans le jeu numéro trois, on peut assister à la naissance d’une secte, ne voyant plus que par la grâce de dieu pour s’échapper du jeu, ou encore un élève, fan d’anthropologie, qui décide de contacter les morts afin de savoir qui a tué un de leur camarade.

Et forcément à côté de ça nous avons le scénario. Tout ce qui se passe en dehors de la tuerie, le monde extérieur. Pourquoi sont-ils-la ? Pourquoi personne ne vient les aider ? Que s’est-il passé pour qu’ils en arrivent là ? Et, ce qui est génial, c’est que chaque fin est surprenante tout en étant innovante. On a ce sentiment de vouloir toujours en savoir plus afin de tout comprendre. Et si les jeux ne nous donnent pas la réponse, nous avons la chance que la suite direct du jeu numéro 2 ainsi que les origines de la série soient adaptées en animé.

La seule faiblesse que je pourrais attribuer à Danganronpa c’est effectivement sa chronologie, qui est vraiment très dure à suivre. Car si la dernière saison sortie présente les origines du survival game, il est impossible de tout comprendre sans avoir joué au second jeu. En effet, l’anime considère que vous avez toutes les connaissances nécessaire pour comprendre l’intrigue principale et ne perdra pas son temps à présenter les personnages ou revenir sur des faits qui pourraient paraître important. La série possède une chronologie cohérente une fois complète, mais il faut être un minimum renseigné avant de se lancer dans la licence.

Danganronpa V3 n’apparaît pas, car il ne fait pas partie de l’arc Hope’s Peak Academy


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